Entre le port et le boulevard de Strasbourg, la basse ville aligne des immeubles anciens serrés le long de rues étroites, souvent piétonnes. Plus haut, la ville du XIXe siècle offre des appartements haussmanniens aux plafonds hauts, distribués autour de cours intérieures. Dans les deux cas, on climatise des logements en copropriété, où l’emplacement du groupe extérieur se négocie autant qu’il se calcule.
Mon métier d’avant, conducteur de travaux, m’a laissé des réflexes utiles en immeuble occupé : prévenir les voisins, protéger les parties communes, respecter les horaires. Pour MJ Climat, je commence par visiter l’appartement, la cage d’escalier et la cour, puis je vous remets une proposition qui tient compte de ces contraintes autant que de vos besoins.
Basse ville : rues piétonnes, escaliers étroits et matériel porté
Dans les rues piétonnes, le camion ne s’arrête pas au pied de l’immeuble : je prévois le déchargement au plus près, aux heures permises, puis le portage par l’escalier. La compacité du groupe compte autant que sa puissance quand il faut le hisser dans un escalier étroit, sans ascenseur, en protégeant marches et murs de la cage.
Les murs anciens, souvent en moellons hourdés à la chaux, se percent avec précaution. Les liaisons frigorifiques empruntent volontiers une courette ou un puits de lumière pour rejoindre le toit ou la cour, ce qui évite toute goulotte sur la façade côté rue.
Haute ville : hauts plafonds, moulures et faux plafond de couloir
Les appartements haussmanniens ont des pièces hautes, des moulures et des cheminées que l’on ne veut pas voir disparaître derrière un appareil. Un gainable caché au-dessus du couloir ou de l’entrée, dans un plafond rabaissé, souffle dans chaque pièce par une grille discrète, au ras du plafond, près de la porte. Il ne reste alors qu’un groupe à placer.
Quand le couloir est trop bas pour un faux plafond, des consoles sous les fenêtres ou des splits muraux restent possibles. Le volume pèse alors plus que la surface : une pièce de plus de trois mètres sous plafond demande un calcul de puissance à part, que je fais pièce par pièce.
Copropriété, mairie, voisins : ce qui se règle avant la pose
Un groupe en façade, sur un balcon ou dans la cour touche presque toujours aux parties communes ou change l’apparence du bâtiment : le projet passe donc par un vote de l’assemblée générale. Une déclaration préalable peut aussi être exigée en mairie. Pour un immeuble situé en secteur protégé, il arrive en outre que l’Architecte des Bâtiments de France donne son avis.
Dans une cour étroite, le bruit d’un groupe rebondit sur les murs et monte jusqu’aux fenêtres de tous les étages. Je compare les niveaux sonores des modèles, je pose le groupe sur un support antivibratile et je l’oriente pour que son souffle ne vise aucune fenêtre. La fiche technique et le plan d’implantation que je prépare servent de base à la demande au syndic.