Le 15e monte des anciens faubourgs industriels, le long de la rue de Lyon, vers des collines d’où l’on voit le port et les îles. Sur ces hauteurs, maisons, petites résidences et immeubles plus hauts profitent de la vue, mais subissent aussi le soleil d’après-midi et le vent qui balaie les crêtes.
Ces conditions changent le calcul. Une pièce vitrée tournée vers la mer reçoit le soleil de fin de journée, au moment où la maison a déjà accumulé la chaleur. Un groupe exposé au mistral subit des rafales qui fatiguent ses fixations et perturbent son ventilateur. Je tiens compte des deux avant de proposer un appareil et un emplacement.
Grandes baies tournées vers la rade : dimensionner pour le couchant
Une baie orientée à l’ouest reçoit un soleil bas qui entre loin dans la pièce, entre la fin de l’après-midi et le coucher. Les stores intérieurs arrêtent la lumière mais gardent la chaleur derrière la vitre. Je calcule donc la puissance du séjour d’après la surface vitrée, le type de vitrage et les protections extérieures existantes.
Ajouter un store extérieur, une pergola ou un film adapté réduit parfois nettement la puissance nécessaire. Je vous le signale quand c’est le cas : une protection solaire bien choisie soulage l’appareil tous les soirs d’été, et un appareil plus petit fait moins de bruit.
Mistral sur les crêtes : choisir le côté abrité pour le groupe
Le mistral souffle du nord-ouest et frappe de plein fouet les façades exposées des collines. Un groupe placé face au vent voit son ventilateur freiné, ou entraîné à l’envers quand l’appareil est arrêté, et ses fixations travaillent à chaque rafale. Je cherche un emplacement à l’abri, souvent du côté sud ou est de la maison, ou derrière un muret.
Sur une façade, j’utilise des consoles prévues pour le poids de l’appareil et sa prise au vent, avec des chevilles adaptées à la nature du mur. Au sol, le groupe est fixé sur sa dalle ou ses supports pour ne pas bouger sous les rafales. Les liaisons sont maintenues à intervalles réguliers pour ne pas battre contre le mur.
Terrain en pente sur les hauteurs : accès et passage des liaisons
Sur les collines, beaucoup de maisons sont posées sur plusieurs niveaux, avec un jardin en terrasses. Le groupe peut alors se trouver plus bas ou plus haut que les unités intérieures : je vérifie que la différence de hauteur et la longueur des liaisons restent dans les limites fixées par le fabricant.
L’accès compte aussi : escaliers extérieurs, ruelles étroites ou portail en contrebas. Je prévois la manutention du groupe et du matériel avant le jour de la pose. Si le groupe ou les goulottes se voient depuis la rue, renseignez-vous en mairie : une déclaration préalable est parfois demandée, et je vous fournis les documents techniques pour la constituer.