Comparé aux rues très minérales du centre, le 4e garde de la verdure : le parc du palais Longchamp, les jardinets des maisons de ville, les arbres de certaines avenues. C’est appréciable en été, mais un groupe extérieur posé contre une haie ou sous un arbre aspire tout ce qui flotte dans l’air au printemps et à l’automne.
Pollens et débris végétaux se collent sur les ailettes de l’échangeur, d’autant plus facilement qu’elles sont humides. L’air passe moins bien, l’appareil force, et sa consommation grimpe sans que vous vous en rendiez compte. Un nettoyage au bon moment lui rend ses performances.
Feuilles, pollens, graines : où ils se logent dans l’appareil
Le calendrier des végétaux guide celui de l’entretien : pollen des cyprès en fin d’hiver, puis celui des platanes et des graminées au printemps, feuilles mortes à l’automne. Une visite à la fin du printemps débarrasse l’appareil des dépôts de la saison avant qu’il ne tourne à plein. Ces dépôts se logent à quatre endroits.
- Dans les ailettes de la batterie extérieure, côté aspiration
- Au fond du groupe, où les feuilles mortes gardent l’humidité
- Dans le bac et l’écoulement des condensats, jusqu’à les boucher
- Dans les filtres intérieurs, quand les fenêtres restent ouvertes au printemps
Un groupe au pied d’une haie : dégager et protéger
Autour du groupe, il faut laisser un espace libre pour que l’air circule. Une haie qui pousse par-dessus, un massif trop proche ou une tondeuse qui projette l’herbe coupée vers l’échangeur suffisent à l’encrasser en quelques semaines. Surélever le groupe sur des supports le met aussi à l’abri des feuilles accumulées et de l’eau de pluie.
Pendant la visite, je retire à la main feuilles et brindilles coincées au fond du groupe, puis je traite la batterie et je redresse au peigne les ailettes écrasées par un coup de râteau ou de tuyau d’arrosage. Le ventilateur, les fixations et l’écoulement sous l’appareil sont vérifiés dans la foulée.
Chauffage l’hiver, fraîcheur l’été : une ou deux visites par an
Dans une maison où la climatisation réversible sert de chauffage principal, l’appareil travaille presque toute l’année. Une visite en octobre, avant de compter sur lui pour chauffer, puis un contrôle rapide au printemps sont alors justifiés. Si l’appareil sert surtout l’été, une seule visite annuelle, avant les chaleurs, suffit en général.
Les multi-splits et les gainables des maisons du quartier dépassent souvent 4 kW. Dans ce cas, et jusqu’à 70 kW, un technicien doit passer au moins tous les vingt-quatre mois : c’est l’objet du décret n° 2020-912.