Le vieux village d’Allauch grimpe à flanc de colline jusqu’à sa chapelle et ses moulins. Ruelles en pente, volées de marches, maisons serrées aux murs de pierre : on n’y travaille pas comme en lotissement. Le camion reste en bas, le matériel monte à bras, et chaque percement traverse une maçonnerie ancienne.
Conducteur de travaux avant de fonder MJ Climat, j’ai pris l’habitude de lire un bâti avant d’y toucher. Je repère la nature des murs, les passages possibles pour les liaisons, l’endroit où le groupe extérieur dérangera le moins, et je prépare le chantier pour qu’il se déroule proprement dans une maison habitée.
Murs de pierre épais : percer juste et dimensionner sans excès
Un mur de moellons épais ne se perce pas comme une cloison. Je fais une seule traversée par unité, au carottage, en évitant pierres d’angle et linteaux, puis je referme le trou au mortier autour des liaisons. Avant de percer, je vérifie ce qui se trouve de l’autre côté : ruelle, voisin, conduit.
Ces murs ont un avantage : ils gardent la fraîcheur de la nuit une bonne partie de la journée. Les besoins en froid y sont souvent plus faibles qu’on ne l’imagine, sauf sous les toits. J’établis donc un bilan propre à chaque pièce et je garde les appareils les plus puissants pour les chambres mansardées.
Façades du vieux village : discrétion et démarches en mairie
Un groupe accroché en façade sur une ruelle se voit de loin et change l’aspect du bâtiment ; la mairie peut alors demander une déclaration préalable. Quand la maison est située aux abords d’un monument protégé, le dossier peut aussi passer entre les mains de l’Architecte des Bâtiments de France. Pour ce dossier, je vous remets la fiche du matériel retenu, ses dimensions, sa teinte et son emplacement prévu.
Des solutions discrètes existent souvent : groupe posé sur une terrasse ou un toit plat, dans une courette, derrière une grille ventilée, ou côté jardin. Dans une maison étroite bâtie sur plusieurs étages, un multi-split réduit à un seul le nombre de groupes visibles depuis la rue.
Ruelles et escaliers : organiser le chantier sans camion à la porte
Dans les parties du village où les véhicules ne passent pas, je repère l’itinéraire bien avant la pose. Le groupe monte à la main ou au diable, et je pose des protections sur les marches, les carrelages et les meubles qui bordent le trajet. Lors de la visite, je note avec vous :
- Le trajet à pied depuis le stationnement le plus proche
- Le poids et l’encombrement du groupe extérieur
- Le tracé des liaisons et de l’évacuation des condensats
- Les horaires qui gênent le moins les voisins de la ruelle