Le centre ancien de La Ciotat s’est construit serré autour du Vieux-Port. Les façades y sont hautes et étroites, les escaliers raides, les pièces empilées les unes sur les autres, et certaines maisons ont été découpées en appartements. Pour une climatisation, cela change tout : le matériel doit pouvoir monter, les tubes doivent trouver un passage et le groupe doit tenir sur un toit ou une terrasse.
Ce que j’ai retenu de la conduite de travaux sert ici à une chose : organiser. Je cherche où l’utilitaire pourra s’arrêter, combien de marches séparent la rue du toit, quel poids il faudra porter et s’il faut protéger un escalier ancien. Le jour de la pose, chacun sait où passe le matériel et combien de temps la rue sera encombrée.
Ruelles et escaliers raides : organiser la montée du matériel
Le groupe arrive d’une seule pièce, lourd et encombrant. Dans une ruelle du centre, il roule sur un diable jusqu’à la porte, puis monte sanglé par l’escalier, ou par l’extérieur avec un palan quand la cage est trop étroite. Les marches, les rampes et les murs fraîchement repeints sont protégés avant son passage.
Si l’utilitaire doit rester devant la maison le temps du déchargement, je me renseigne sur les règles de stationnement et, si nécessaire, sur l’autorisation à demander en mairie. Rien de tout cela ne s’improvise le matin même.
Tropézienne, toit ou courette : la bonne place pour le groupe
Si votre maison possède une tropézienne, cette terrasse taillée dans la pente du toit est souvent la meilleure place : à l’air libre, loin de la rue, accessible pour l’entretien. Le groupe y est calé sur un socle large, posé sans perçage de l’étanchéité, et tourné de façon à souffler loin de la fenêtre d’un voisin.
Sans terrasse, il reste le toit en tuiles, sur un châssis ancré dans la maçonnerie, ou une courette assez ouverte pour que l’air chaud s’en échappe. Dans une ruelle large de quelques mètres, le bruit rebondit d’une façade à l’autre : je retiens un appareil discret et je le monte sur des amortisseurs en caoutchouc.
Du premier étage au toit : liaisons, multi-split et démarches
Pour rafraîchir le séjour du premier et la chambre sous le toit, un multi-split évite d’installer deux groupes. Les liaisons descendent depuis la terrasse dans une gaine discrète, le long d’un mur de cage d’escalier ou dans un ancien conduit dont j’ai vérifié qu’il ne sert plus. Je les habille d’une goulotte peinte quand elles restent visibles.
Dès qu’un groupe ou une goulotte se voit depuis la rue, une déclaration préalable est à prévoir. Si la maison est découpée en appartements, toiture et façade relèvent des parties communes : il faut alors l’accord de la copropriété. Quand la maison se situe aux abords d’un monument historique, l’ABF examine en plus le projet. Je vous aide à monter ces dossiers.