Le sel arrive avec les embruns les jours de vent et se dépose aussi, plus discrètement, avec l’humidité de l’air marin. Sur l’échangeur du groupe, il forme une croûte qui gêne les échanges de chaleur et attaque peu à peu l’aluminium des ailettes. Vis, supports et connexions électriques s’oxydent à leur tour, jusqu’au jour où un faux contact arrête l’appareil.
Vers Fabrégas, au pied de la forêt de Janas, s’ajoutent les aiguilles de pin et le pollen du printemps. MJ Climat, mon entreprise basée à Allauch, entretient climatisations et pompes à chaleur dans le Var comme dans les Bouches-du-Rhône. Je vous propose un rythme de visite fondé sur l’exposition réelle de votre appareil, plutôt qu’un calendrier standard.
Échangeur, carrosserie, connexions : ce que le sel abîme en premier
Je commence par l’échangeur extérieur : dépoussiérage, nettoyage avec un produit adapté, puis rinçage à l’eau douce sous faible pression, pour ne pas coucher les ailettes. Je redresse celles qui sont pliées et je repère les zones où l’aluminium commence à se déliter.
Viennent ensuite le bornier, les cosses et les câbles : je resserre ce qui a pris du jeu et je traite les points d’oxydation naissants. Les pattes de fixation, les vis et les plots du support sont vérifiés à leur tour, car un support rongé par la rouille finit par céder sous le poids du groupe.
Air humide et logement fermé : l’unité intérieure aussi
L’air marin est chargé d’humidité, et les logements proches des plages restent parfois fermés une partie de l’année. À l’intérieur, cela donne des taches noires sur les pales du ventilateur, une odeur de cave au démarrage, un bac à eau qui verdit. Je démonte, nettoie et désinfecte ces éléments, puis je vérifie que les condensats s’évacuent sans peine.
Je mesure aussi pressions et températures en fonctionnement, pour vérifier que l’appareil produit toujours son froid sans forcer. Une perte de rendement passe inaperçue au quotidien, mais elle se paie en consommation et en usure du compresseur.
- Filtres nettoyés chaque mois pendant la saison chaude
- Groupe dégagé des aiguilles, du sable et des feuilles
- Rouille sur le support ou la carrosserie signalée sans attendre
Un rythme calé sur l’exposition, et les obligations légales
Pour un groupe face à la mer, une visite par an, au printemps, est un bon repère. Plus à l’abri, au fond d’une cour ou dans une ruelle du centre, l’intervalle peut s’allonger, sans dépasser deux ans pour un appareil de 4 kW au moins et 70 kW au plus. Cette limite vient du décret n° 2020-912, qui vise pompes à chaleur et climatiseurs réversibles.
Au-delà d’une certaine quantité de fluide, exprimée en tonnes équivalent CO2, un contrôle d’étanchéité périodique s’ajoute à l’entretien. Je vous dis si votre installation est concernée en lisant sa plaque signalétique, et je vous remets une attestation après chaque visite.