La Capelette et Pont-de-Vivaux, ce dernier au bord de l’Huveaune, ont longtemps été des quartiers d’usines et d’ateliers. Il en reste des bâtiments transformés en logements : plafonds de plusieurs mètres, grandes verrières, couvertures en tôle ou en tuiles sur charpente apparente, mezzanines ouvertes. On y respire, mais la chaleur s’y accumule en hauteur.
Ces volumes posent des questions qu’un appartement classique ne pose pas : où se loge l’air chaud, comment le brasser, comment éviter de rafraîchir un espace vide sous le toit. Mon passage par la conduite de travaux m’a habitué à lire une charpente et une couverture : c’est par là que je commence, avant de parler d’appareil.
Sous une toiture peu isolée : isoler avant de climatiser
Une couverture en tôle ou une toiture sans isolant transforme le haut du volume en radiateur l’été. Climatiser sans traiter ce point revient à combattre en permanence une chaleur qui revient. À la visite, j’examine la composition du toit et je vous indique sans détour si une isolation doit passer avant la climatisation, ou si les deux peuvent avancer ensemble.
Une verrière plein sud pose le même problème : un store extérieur ou un film adapté réduit les apports bien plus efficacement qu’un appareil plus puissant.
Grand volume et mezzanine : souffler là où l’on vit
Dans un loft, on vit en bas et on dort souvent sur la mezzanine, là où la chaleur monte. Une unité murale placée trop haut rafraîchit le plafond ; trop bas, elle laisse la mezzanine étouffer. Je répartis plutôt deux unités, l’une pour l’espace de vie, l’autre pour la mezzanine, reliées à un même groupe en multi-split.
Pour un grand plateau ouvert, une console posée au sol ou un gainable caché dans un plafond abaissé sur une partie de la pièce distribuent l’air à hauteur d’occupant. Le choix dépend de la place disponible et de ce que vous voulez garder visible : poutres, briques, charpente.
Maison de ville à la Capelette ou à Saint-Loup : le groupe côté cour
La façade sur rue est étroite, et la cour arrière se trouve sous les fenêtres des voisins. J’y place le groupe loin des ouvertures et des terrasses mitoyennes, sur des supports qui limitent les vibrations, en vérifiant que l’air rejeté ne reste pas piégé entre les murs. Et s’il reste visible de la chaussée, la mairie peut demander une déclaration préalable.