Le village et ses quartiers s’étendent sur les pentes, entre la chaîne de l’Étoile et le Garlaban, et les soirées d’automne y fraîchissent plus tôt qu’en bord de mer. Quand une climatisation réversible assure le chauffage une bonne partie de l’hiver, puis la fraîcheur de l’été, elle accumule les heures de marche et s’encrasse dans les deux sens de fonctionnement.
Je vous propose un entretien adapté à cet usage : nettoyage des filtres, de la batterie et de la turbine, contrôle du groupe extérieur et de son dégivrage, mesures de fonctionnement en chaud comme en froid. Je note ce que je constate d’une visite à l’autre, pour suivre l’évolution de l’appareil au fil des années.
Une machine qui chauffe l’hiver s’encrasse aussi
En mode chauffage, l’unité intérieure brasse l’air de la pièce pendant des mois, souvent près d’un canapé, d’une cuisine ouverte ou d’un insert. Poussière, poils d’animaux et fumées grasses s’accrochent aux filtres et à la batterie. Le souffle devient moins chaud, le ventilateur force, et la consommation grimpe au cœur de l’hiver.
Dehors, chaque dégivrage libère de l’eau qui doit s’échapper par la base du groupe. Si les orifices sont obstrués par de la terre ou des feuilles, l’eau regèle et emprisonne le bas de la batterie. Je les dégage et je contrôle que le cycle de dégivrage se déclenche et s’arrête comme il le doit.
Deux saisons d’usage : choisir entre l’automne et le printemps
Pour un appareil qui sert surtout à chauffer, je conseille une visite en septembre ou en octobre, avant les premières soirées froides. Pour un usage tourné vers la fraîcheur, le printemps reste le bon moment. S’il travaille beaucoup dans les deux sens, deux passages légers dans l’année valent mieux qu’un seul gros nettoyage.
Entre deux visites, rincez les filtres chaque mois pendant les périodes d’utilisation et dépoussiérez le dessus de l’unité intérieure. Dehors, gardez le pied du groupe dégagé, surtout après les coups de vent qui rabattent feuilles et aiguilles sur les terrasses.
Le contrôle obligatoire, et les traces à conserver
Quand la plaque de votre pompe à chaleur, air/air ou air/eau, indique une puissance nominale comprise dans la fourchette de 4 à 70 kW, un professionnel doit l’entretenir au moins une fois par période de deux ans : c’est ce que prévoit le décret n° 2020-912. Ce seuil légal reste un minimum pour une machine qui tourne presque toute l’année.
Gardez les comptes rendus et les factures d’entretien : ils seront utiles si vous vendez la maison, et ils permettent de comparer les mesures d’une visite à l’autre. Une baisse de performance lente se repère mieux quand on dispose de relevés précédents.